Liste des Présidents d'Haiti
-
.- Naissance: 20 septembre 1758
.- Gouverneur général à vie du 1er janvier 1804 au 8 octobre 1804
.- Empereur du 8 octobre 1804 au 17 Octobre 1806
.- Décès: 17 Octobre 1806
Premier chef d'État de la République d'Haïti et principal artisan de son indépendance, Dessalines qui se rendait dans le Sud du pays pour y réprimer une révolte, tomba dans une embuscade à l'entrée de la capitale, Port-au-Prince, au Pont Rouge, le 17 Octobre 1806. -
.- Naissance: 6 octobre 1767
.- Premier magistrat de LÉtat dHaïti (Nord) du 17 février 1807 au 2 juin 1811
.- Roi du Royaume dHaïti (Nord) du 2 juin 1811 au 8 octobre 1820
.- Décès: 8 octobre 1820
Faisant face à un mouvement insurrectionnel dirigé ou commandité par certains de ses généraux, Christophe, qui dirigeait la partie Nord du pays, résolut de se suicider, dans la nuit du 8 Octobre 1820, en se tirant une balle au cur. -
.- Naissance: 2 avril 1870 à Port-au-Prince
.- Président du 9 mars 1807 au 29 mars 1818
.- Décès: 20 mars 1818 à Port-au-Prince
Fils d'une affranchie noire et d'un colon blanc du nom de Pascal Sabés, Alexandre Pétion naquit à Port-au-Prince le 2 avril 1770. Son père qui ne pouvaient admettre qu'un petit garçon au teint sombre porta le nom de ses ancêtres, refusa d'assumer ouvertement sa paternité en lui donnant son nom. Le jeune Alexandre devint toutefois un protégé de son père par l'intermédiaire d'amis qui l'éduquèrent et le pourvurent d'une profession: Pétion fut un maître argentier...
-
.- Naissance: 16 février 1789 à Port-Salut
.- Président du 31 décembre 1843 au 3 mai 1844
.- Décès: 31 août 1850 à Kingston, Jamaïque
Né à Port-Salut le 16 février 1789, il devint en 1842 le chef du mouvement insurrectionnel initié à Praslin, et qui renversa Jean-Pierre Boyer. Élu Président président provisoire, une fois arrivé à Port-au-Prince, il devint le président constitutionnel d'Haiti le jour même de la publication de la Constitution de 1843 (30 décembre). Le nouveau président jugea le document trop restrictif et le mit aussitôt en veilleuse, en dissolvant, le 30 mars 1844, le nouveau parlement.
Pour faire revenir les Dominicains, qui venaient de proclamer leur indépendance (27 février 1844), dans le giron d'Haiti, il se lança dans une campagne militaire contre l'Est où il n'essuya que des défaites.
Renversé par la garde nationale, alors en campagne dans l'Est, il revint à Port-au-Prince et s'embarqua pour la Jamaïque le 2 juin 1843. Il rendit l'âme à Kingston le 31 août 1850, après avoir, plusieurs fois, essayé de reprendre le pouvoir.
Les piquets, ce mouvement de paysans dirigé par Jean-Jacques Acaau, se forma sous son gouvernement. -
.- Naissance: 19 décembre 1757 à la Gde-Rivière du Nord
.- Président du 8 mai 1844 au 15 avril 1945
.- Décès: 15 avril 1845 à Port-au-Prince
Né à la Grande-Rivière le 19 décembre 1757, le général Philippe Guerrier, âgé de 87 ans au moment de sa désignation par les anciens amis de Jean-Pierre Boyer qui, en jetant leur dévolu sur ce vieillard qui, quoique illettré, avait fait preuve de bravoure dans l'armée, pensaient faire d'une pierre deux coups en donnant satisfaction aux noirs majoritaires anxieux finalement de voir un des leurs accéder à la présidence, et, tout en restant derrière les rideaux tirer à leur profit les ficelles des décisions gouvernementales.La constitution de 1843 qui avait été mise en veilleuse par son prédécesseur, ne fut point rétablie. Guerrier gouverna donc en dictateur débonnaire, assisté d'un conseil d'état.
Son gouvernement montra cependant un réel désir d'améliorer las conditions morales et économiques du pays, après le fiasco des dernières années de Jean-Pierre Boyer et la courte présidence de Charles Rivière Hérard.
Certains de ses ministres firent preuve d'un grand esprit de progrès et des mesures administratives furent prises en ce sens dont l'organisation du service des postes à l'intérieur, la fondation de deux lycées, l'un au Cap, l'autre aux Cayes et la volonté d'établir au moins une école primaire dans chaque commune et financée par les fonds publics.
La mort vint surprendre le président Guerrier le 15 avril 1845: il n'était resté au pouvoir que onze mois et douze jours.
-
.- Naissance en 1761 à l'Acul du Nord
.- Président du 16 avril 1845 - 28 février 1846
.- Décès: 18 février 1857 à Camp coq (Departement du Nord)
Né à l'Acul du Nord en 1761, le général Jean-Louis Pierrot fut appelé par le Conseil d'Etat, le 16 avril 1845 pour diriger en chef exécutif la nation haïtienne. Vieux combattant de la guerre de l'indépendance, il était un de ces généraux dont l'analphétisme n'altéra en rien la bravoure sur les champs de bataille. Octogénaire au moment de son investiture à Port-au-Prince, et se sentant menacé par la cohorte du palais, il décida un beau matin de transférer le siège du gouvernement au Cap-Haitien.Se sentant encore dominé par ses fibres martiales, il fit connaitre au peuple, à travers une proclamation son intention d'entreprendre une campagne contre les dominicains qui avaient proclamé un an plus tôt leur indépendance, et qui avaient tenté de s'accaparer de Hinche et de Lascahobas. La proclamation fut mal accueillie par la population, surtout celle de l'Ouest lésée dans leurs droit d'avoir la Capitale dans leur région, les garnisons de Port-au-Prince, le 28 février 1845, le destituèrent.
Il se retira donc dans son habitation de Camp-Coq où il expira le 18 février 1857.
-
.- Naissance en 1777 à la Grande Rivière du Nord
.- Président d'Haiti du 1er Mars 1846 au 27 Février 1847
.- Décès: 27 février 1847 à Port-au-Prince
Trois jours après la destitution du général Pierrot, le général Jean-Baptiste Riché, âgé alors de 69 ans, fut acclamé président par les garnisons et les populations du département de l'Artibonite et de la capitale, Port-au-Prince. Trois semaines plus tard, il fut officiellement investi en prêtant le serment de fidélité d'usage.Sans instruction formelle, mais plein de bonnes volontés et d'un esprit patriote, il fit appel à des hommes capables et commençait à prendre des mesures pour réduire les dépenses du gouvernement, réduire la corruption et balancer le budget. Initiatives qui lui valurent confiance de ses concitoyens.
Malheureusement, il dut affronter non seulement l'opposition de l'élite politique formée sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer qui pensait faire de lui une marionnette, mais aussi le mouvement insurrectionnel des piquets dans le Sud, mouvement qu'il réprima sévèrement.
Son gouvernement fut de courte dur., puisque le 27 février 1947, moins d'un an après sa prestation de serment, le général Jean-Baptiste Riché, originaire de la Grande Rivière du Nord expira d'épuisement dirent certains, d'empoisonnement avancèrent d'autres.
-
.- Naissance: 15 août 1782 à Petit-Goâve¨
.- Président d'Haiti du 1er Mars 1847 au 18 avril 1952
.- Empereur d'Haiti du 18 avril 1852 au 15 Janvier 1859
.- Décès: 6 août 1867 à Petit-Goâve
Faustin Soulouque naquit à Petit-Goâve le 15 août 1782 (1) et gouverna Haiti du 1er mars 1847 au 15 janvier, tout d'abord comme président, et ensuite comme empereur sous le nom de Faustin 1er.
Avant son élection, il fut un membre respectable et respecté de la garde présidentielle sous les gouvernements de Pétion et Jean Pierre Boyer. Il dut son élection à l'avidité des agents de la veille garde boyériste qui n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur l'un des deux candidats en lice, les généraux Jean-Paul et Souffrant, homme de grande éducation. Ils jetèrent alors leur dévolu sur cet homme sans ambition politique mais doté d'un don inné d"observation et d'une intelligence trés subtile.Dans les premiers mois de sa présidence, il fait semblant de jouer la partition qui lui a été assignée en conservant les membres influents du cabinet de son prédécesseur, donnant ainsi un certain sentiment de sécurité à la veille garde. Celle-ci fut prise au dépourvu quand il commença à dévoiler son vrai visage et à s'affermir en faisant appel à des hommes complètement dévoués.
Ceux de la vieille garde qui se remuaient trop ou affichaient trop ouvertement leur désapprobation furent réduits au silence de la mort, surtout aprés les émeutes du 16 avril 1948 qui se terminèrent par une tuerie, et par une répression sanglante non seulement à Port-au-Prince, mais aussi dans les régions méridionales du pays. Dans cette entreprise, il fut aidé par les Zinglins (ou Zenglen), une milice créée pour contrecarrer l'action ou empècher la résurgence des piquets, ce mouvement de paysans dirigé par Jean-Jacques Acaau et qui avait été à l"origine de coups d'Etat. Le rôle des Zinglins fut d'identifier les ennemis réels, potentiels ou imaginaires du gouvernement et de les éliminer sans aucune forme de procés. Elie Dubois écrira plus tard "[Sous Soulouque] arrêter, c'était juger; juger c'était condamner et l'exécution de la condamnation ne pouvait être douteuse." [Dubois, Elie François. Deux ans et demi au ministère. Port-au-Prince : Imprimerie de "l'Opinion nationale", 1862; p. 230.]
Au pouvoir, il entreprit plusieurs expéditions vers l'Est, avec l'idée de rétablir l'unité de l'île rompue le 27 février 1844. Ses premiers succès furent vite offusqués par une cuisante défaite lors de la bataille de la Riviére Ocoa. D'autres tentatives de réunification échouèrent notamment celles de 1855 et de 1956. A chaque échec, des officiers devinrent des boucs émissaires et certains furent condamnés à mort.
Soulouque gouverna avec autorité. Il changea jusqu'à la forme de gouvernement en instituant un second empire et en se faisant proclamer Empereur d'Haïti par les deux chambres de l'Assemblée Nationale. Une constitution impériale fut promulguée le 20 septembre 1849. La constitution de 1846 dont il hérita avait été déjà révisée en décembre 1848. Son sacre n'eut lieu que le 18 avril 1952, Soulouque voulant que le Pape envoya un prélat pour la célébration du couronnement. Les festivités de couronnement débutèrent de deux semaines plus tôt (du 4 au 18 avril 1851).La presse étrangére mûe par un racisme visqueux trouva dans ce sacre un vrai régal et s'en donna à cur joie en peignant l'Empereur d'Haïti comme un souverain ridicule et sanguinaire.
La peur inspirée par Soulouque et le désordre administratif qu'il engendra finit par exaspérer plusieurs notables haïtiens dont des militaires jusque là dévoués. Le 22 décembre 1858, une insurrection éclata aux Gonaïves et l'Empereur fut contraint d'abandonner le pouvoir et de s'exiler le 15 janvier 1859. La république fut réinstallée avec une présidence à vie.Il revint en Haïti après le départ de son successeur, Fabre Geffrard, et rendit l'âme quelques mois plus tard le 6 août 1867 dans sa ville natale, petit Goâve, presque dans l'anonymat.
-
.- Naissance: 23 septembre 1803 à l'Anse-à-Veau
.- Président à vie du 15 janvier 1859 au 13 mars 1867
.- Décès: 31 décembre 1878 à Kingston, Jamaïque
Né à l'Anse-à-Veau , le 23 septembre 1803, il occupa, sous le gouvernement de Faustin Soulouque et sous l'empire, les plus hautes fonctions dans l'armée. Se dissociant de ce régime, il proclama d'abord la République aux Gonaïves et obtint la sympathie du pays. Cet acte conduit à l'abdication de Faustin 1er., qui avait d'abord essayé de résister. Il devint tout de suite le président à vie d'Haïti, et resta près de huit ans au pouvoir. A sa démission, il se rendit à Kingston, Jamaïque, où il rendit l'âme, le 31 décembre 1878. -
.- Naissance: 7 février 1826 au Cap-Haïtien
.- Président du 14 juin 1867 - décembre 1869
.- Décès: 15 janvier 1870
Élu pour quatre ans par une assemblée constituante pour remplacer Fabre Nicolas Geffrard qui avait démissionné quelques trois mois auparavant (13 mars 1867), Salnave, un soldat de fortune, fut accueilli avec chaleur par la population de Port-au-Prince et devint vite une figure populaire parmi la jeunesse libérale groupée autour de Démesvar Délorme.
Éphémère fut alors l'enthousiasme et la dispersion du parlement par une populace vouée à sa cause, une dispersion entérinée immédiatement par le gouvernement, devint le premier indice d'un gouvernement décidé à maintenir le pouvoir par la force. Des opposants se firent alors de plus en plus nombreux et certains rejoignirent les Cacos qui s'accaparèrent de Port-au-Prince à la fin de l'année 1869.
Sylvain Sylvain qui essayèrent de s'enfuir du pays via la République Dominique fut appréhendé, jugé sommairement et condamné à mort: une sentence exécuté le 15 janvier 1870 quand il fut fusillé. -
.- Naissance: 20 septembre à Saint Marc
.- Président du 19 Mars 1870 - 15 Mai 1874
.- Décès: 7 avril 1880 à Saint MarcÉlu par les deux chambres réunies en Assemblée nationale, ce vieillard, dont l'esprit paraissait un peu déséquilibré à la suite d'une longue détention dans les geôles de Faustin Soulouque, se montra le plus sage des chefs exécutifs Haïtiens, et le plus respectueux de la Constitution du pays. Sous son gouvernement, Haïti subit de la part de l'Allemagne un terrible affront:
Deux ressortissant Allemands, Dickman et Stupenhorst, se plaignirent auprès de leur gouvernement d'avoir été victimes en Haiti et réclamèrent des dommages. Faisant suite à leur demande, l'empereur allemand dépêcha deux frégates à Port-au-Prince, et leur capitaine, un certain Batch, exigea le payement de 3,000 livres Sterling du gouvernement. Non contents de leur rançon, les Allemands s'adonnèrent également à des actes odieux sur les deux navires haïtiens qui se trouvaient en leurs mains.
Parvenu à la fin de son mandat, le président Saget remit sans rechigner le pouvoir au Conseil des ministres, et se retira dans sa ville natale, Saint Marc, où il mourut le 7 août 1880.
-
- Naissance: aux Cayes
- Président du 11 Juin 1874 - 15 Avril 1876
- Décès: 24 mai 1877 à la JamaïqueNommé général-en-chef de l'armée par le conseil des ministres qui reçut le pouvoir de Nissage Saget et sur les conseils de derniers, Michel Domingue finit par se faire élire par une Constituante totalement acquise à sa cause. Sa premier grande action fut la promulgation d'une constitution qui, fait inédit dans l'histoire d'Haiti, créa un poste de vice-président. Ce poste fut attribué à son neveu, Septimus Rameau, qui fut le président de facto.
Sous le gouvernement de Domingue, Haïti signa avec la République dominicaine (voir: 20 janvier 1875) un traité de paix, d'amitié et de commerce. Le pays fut également victime d'escroqueries de la part de commerçants français résidents en Haïti de concert avec des banques françaises, ce qui créa une situation économique désastreuse.
La mauvaise gestion de Domingue et de son neveu finit par révolter la population. A la suite d'une sanglante émeute, le vice-président fut gravement blessé et succomba peu de temps après. Le président, qui fut maltraité mais épargné, se réfugia à l'étranger.
-
.- Naissance: 29 septembre 1854 à Saint Michel de l'Attalaye
.- Président d'Haiti du 14 Août 1911 au 8 Août 1912
.- Décès: 8 Août 1912 à Port-au-PrinceMichel Cincinnatus Leconte arriva au pouvoir après avoir pris la tête d'une insurrection fomentée à Ferrier (Département du Nord-Est). L'insurrection ayant réussie, Antoine Simon abandonna le pouvoir et prit le chemin de l'exil.
Arrivé à la capitale à la tête de son armée d'insurgés, il se fit proclamer président d'Haiti le 14 août 1911. Douce revanche d'un ancien consolidard à qui on avait refusé la présidence en 1902 suite aux protestations des habitants de Port-au-Prince!
Premier chef d'une série de gouvernements éphémères précédant immédiatement l'occupation américaine et dont l'administration dura moins d'un an, il essuya, comme ce fut le cas de certains de ses prédécesseurs et des ses successeurs les pressions des américains. des banquiers allemands et autres d'intérêts internationaux cherchant à assurer un certain contrôle sur les finances de la République.
Leconte essaya tout d'abord d'apaiser la grogne de l'élite politique qui dénonçait la corruption rongeant le régime précédent et qui avait en partie conduit à sa perte. Il essaya d'imposer un certain ordre dans l'administration et révisa les projets grandioses d'Antoine Simon dont le projet du chemin de fer. Il entama une certaine réorganisation de l'armée et mit sur pied un système éducatif public qui commençait à porter des fruits quand il fut tué dans l'explosion de son palais le 8 août 1912.
Avec lui, périrent Maurice Laroche, son petit-fils par alliance, âgé de 4 ans, Emmanuel Laroche, un membre de la famille présidentielle et quelques 200 soldats. Les restes de la famille présidentielles furent recueillis et exposés d'abord au Bureau de la Place et ensuite à la cathédrale.
-
.- Naissance: 16 mars 1856 au Cap-Haïtien
.- Président dHaïti du 8 Août 1912 au 2 Mai 1913
.- Décès 2 mai 1913 à Port-au-PrinceGrand propriétaire terrien et grand commerçant, le général Tancrède Auguste fut plusieurs fois ministre de l'Intérieur et de la Police sous le gouvernements de Florvil Hyppolite et de Tiresias Simon Sam. Consolidard et condamné aux travaux à l'issue du procès de la consolidation sous le gouvernement de Nord Alexis, il bénéficia, par la suite d'une amnistie.
Il fut l'un des rare présidents haïtiens à mourir au pouvoir.
-
.- Naissance: 1860 à Ouanaminthe
.- Président dHaïti du 9 Mars 1915 au 27 Juillet 1915
.- Décès: Assassiné le 28 juillet 1915 à Port-au-Prince
A la tête d'une armée de quelques trois milles hommes, le général Vilbrun Guillaume Sam se fit élire président par l'Assemblée nationale le 7 Mars 1915. Sa prestation de serment eut lieu deux jours plus tard. Voulant éradiquer, par tous les moyens, ses présumés adversaires, il finit par susciter le dégoût de la population qui se souleva contre ses abus de pouvoir, le pourchassa jusqu'à l'intérieur de la Légation française pour le mettre à mort. Le lendemain, 28 Juillet, les marines Américains débarquèrent, et l'occupation dHaïti dura 19 ans (1915-1934). -
.- Naissance: 6 avril 1862 à l'Anse-à-Veau
.- Président dHaïti du 12 Août 1915 au 15 Mai 1922
.- Décès: Assassiné le 8 juillet 1926 à Anse à Veau
Président du Sénat au moment du débarquement américain, ses collègues forcés par l'occupant, à travers un semblant d'élections, firent de lui le président d'Haïti.
"Les sept années du gouvernement de Dartiguenave s'achevaient sur un constat d'échec et de déception. Le seul avantage retiré de l'occupation était la paix publique et la stabilité des institutions, mais cela fut acquis au prix d'une longue guérilla qui fit sans doute plus de victimes que n'en firent les incessantes révolutions et prises d'armes du début du 20è siècle qui servirent de prétexte à l'intervention américaine. -
.- Naissance: 29 septembre 1860 à Port-au-Prince
.- Président du 15 Mai 1922 au 15 Mai 1930
.- Décès: 30 juillet 1942 à Pétion-VilleFils d'Eugène Borno et de Elizabeth Lelia Baude, Louis Borno (officiellement baptisé Antoine Eustache Joseph Louis) naquit à Port-au-Prince le 20 septembre 1865. Il paracheva ses études classiques au Collège Saint Martial avant de se rendre à Paris ou il étudia le droit.
A son retour en 1890, il enseigna le droit quil abandonna peu après pour se lancer dans la politique. Il représenta Haïti en République Dominicaine de 1899 à 1908. Nord Alexis, aux derniers mois de son gouvernement, lui confia les rênes de la diplomatie faisant de lui son ministre des Relations Extérieures et des Cultes. Il occupa la même fonction sous les gouvernements de Davilmar Théodore qui lui confia également la Justice, et sous le gouvernement de Sudre Dartiguenave qui ajouta l'Instruction Publique à son portefeuille. A ce titre, il apposa sa signature au bas de la Convention de 1915.
Élu le 10 avril 1922 par le Conseil, Borno devint le second président de l'occupation succédant à Dartiguenave. Il fut réélu 12 avril 1926 par un conseil d'état composé de ses alliés et qui lui préféra aux 19 autres candidats en lice dont Dantès Bellegarde, Constantin Mayard, Sténio Vincent and Louis Roy.
Les actions de Borno prouvèrent qu'il ne fut en fait qu'un virtuel chef exécutif. le Haut commissionaire américain en Haiti, détint en fait le pouvoir. Russell, un de ces commissionnaires, aurait affirmé en 1929 que Borno ne prenait aucune décision sans le consulter (Lettre à Henry L. Stimson, 19 décembre 1929. Decimal files. Department of State. Washington 830.00/2692). Ainsi, le contrôle de la banque nationale, de l'école de médecine, de l'éducation agricole, ainsi le très controversé prêt de 40.000.00 de dollars s'opéra sans aucune résistance de sa part alors que son prédécesseur, Sudre Dartiguenave, s'y était vigoureusement opposé.
Il prit également toutes les mesures tendant à museler la presse. Pour alourdir les sanctions contre les journalistes, il révisa les lois sur la presse dans un sens rétroactif et amenda la constitution en particulier l'article 19.
L'opposition galvanisée par le mécontentement général, et surtout les emprisonnements sans base légale, la grève des étudiants débutée en novembre 1930 finirent par avoir raison de lui. Suivant la recommandation de la Commission Forbes qui préconisa la nomination d'un président intérimaire en attendant les élections législatives, le Conseil d'Etat fit d'Eugène Roy son successeur. Ce dernier entra en fonction le 15 mai 1930. Borno se retira alors dans les hauteurs de Pétion-Ville où il expira le 29 juillet 1942.
Borno se maria trois fois. Ses deux premières épouses moururent en couches. Il eut quatre enfants: Jeanne, des sa première épouse, et Madeleine, Henri, Simone de Hélène Saint-Macary qu'il maria le 31 Octobre 1906 et qui devint sa troisième épouse et première dame.
Borno trouva une certaine place dans la littérature pour ses poèmes qui furent publiés dans les revues et journaux de l'époque.
-
.- Naissance: 22 février 1874
.- Président du 18 novembre 1930 au 15 Mai 1941
.- Décès: 3 septembre 1959Membre de lélite intellectuelle dHaïti, Sténio Vincent qui vit le jour à Port-au-Prince le 22 février 1874, fut un avocat de profession.
Détenteur d'un curriculum vitae plutôt long, il possédait des compétences qui faisaient de lui un présidentiable pour l'époque.
Avant son élection il fut:
1.- Président du Barreau de Port-au-Prince;
2.- Éditeur de « Haïti Journal », un quotidien qui publiait des éditoriaux dénonçant l'occupation américaine;
3.- Ancien diplomate à Paris et Berlin;
4.- Ancien président du Sénat de la République, ancien ministre de lIntérieur;
5.- Ancien maire de Port-au-Prince. -
.- Naissance: 17 juillet 1907
.- Président du 6 décembre 1950 - 6 décembre 1956
.- Décès: 12 juillet 2001 à Port-au-PrincePaul Eugène Magloire, 30ème président dHaïti et 33ème chef d'état (les gouvernements militaires éphémères on été exclus du comptage) naquit le 19 Juillet 1907 à Quartier-Morin, commune du Cap-Haïtien, dans le Département du Nord. Fils du général Eugène Magloire et de son épouse née Philomène Matthieu, le jeune Paul fit ses études secondaires classiques au Lycée Philippe Guerrier du Cap-Haïtien...
Sobriquet: Kanson Fè.
-
.- Naissance: 14 avril 1907 à Port-au-Prince
.- Président du 22 octobre 1957 au 21 avril 1971
.- Décès: 21 avril 1971 à Port-au-PrinceFrançois Duvalier, président dHaïti du 22 Octobre 1957 au 21 Avril 1971, naquit le 14 Avril 1907 à Port-au-Prince, non loin du palais présidentiel de Nord Alexis. Un lieu de naissance et de résidence qui lui permit de vivre de très près les événements quelquefois sanglants marquant l'histoire dHaïti durant les premières décades du XXe siècle...
Sobriquet: Papa Doc.
-
.- Naissance: 3 juillet 1952 Ã Â Port-au-Prince
.- Président du 22 avril 1971 au 7 février 1986
Jean-Claude, l'unique garçon et le benjamin des enfants du Docteur François Duvalier et de son épouse Simone Ovide [â 26 Décembre 1997] , fut le président dâHaïti du 22 Avril 1971 aux premières heures du 7 Février 1986...
Sobriquet: Baby Doc. -
.- Naissance: 16 août 1930 à Port-au-Prince
.- Président du 7 février 1988 au 20 juin 198839ème président dHaïti et le premier de l'ère post-duvaliérienne issu d'une élection, quoique contestée par la majorité des groupements politiques d'alors, François Leslie Manigat, fils de François Saint-Surin Manigat, un professeur de mathématiques dans les classes d'enseignement secondaire et de Haydée Augustin, une institutrice, est né le 16 Août 1930 à Port-au-Prince.
-
.- Naissance: 15 juillet 1953 à Port-Salut
.- Président du 7 février 1991 - 7 février 1996Premier président d'Haïti à être élu démocratiquement, Jean Bertrand Aristide fut, toutefois, victime d'un coup d'état le 30 Septembre 1991. Il passa trois ans en exil, et revint au pays le 15 Octobre 1994 pour finir son mandat. Il sera ré-élu cinq ans plus tard, pour se voir à nouveau expulser du pays à la suite d'une insurrection.
Sobriquet: Titid; Tipè.